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Extrait n°1 de "Ball is Life"

  • 2 nov. 2017
  • 5 min de lecture

À la vue de celle qui occupait toutes ses pensées, Dré, se leva en toute hâte du banc sur lequel il était assit et après avoir bafouiller à ses coéquipiers qu’il devait passer emprunter un livre à la bibliothèque du lycée il couru vers la dite bibliothèque. La belle allait surement venir les saluer et il était encore trop tôt pour lui d’affronter celle pour qui vibrait son coeur. Depuis la reprise des cours, les deux étudiant ne s’étaient pas une seule fois croisés. À chaque fois qu’il la voyait, il ne pouvait s’empêcher de repenser à ce fameux soir de Juillet, où il s’était croisé par hasard dans le hall de l’hôtel où il avait décider de passer une semaine avec son frère et ses cousins à la montagne. À ce baiser, sur le balcon du restaurant où ils avaient partagé un dîner. Il y avait trois mois de cela déjà. Même si ils se connaissaient depuis leur première année de lycée, c’était au cours de cette semaine à la montagne qu’ils avaient vraiment appris l’un sur l’autre, partageant même des points en commun. Au lycée, André n’était encore qu’un jeune espoir du basket, sans être un crack, il était un bosseur acharné, au point de devenir titulaire de l’équipe du lycée au bout de trois mois. Et elle… c’était la personne la plus spontanée et enjouée qu’il connaissait. Toujours à sourire à tout le monde et à faire la fête. Il lui avait trouvé un certains charme dès leur première rencontre lors d’une fête mais, à cette époque, s’en était une autre qui faisait battre son coeur, son ex petite amie, Rebecca. Rien que de penser à elle, ses sourcils se froncèrent et il serra instinctivement ses poings. Non, il ne gardait pas un bon souvenir d’elle. Perdu dans ses pensées, le jeune homme était arrivé dans la bibliothèque, il adorait cette endroit, ici au milieu des livres il s’était toujours senti serein, il y venait toujours avant un match pour lire afin de se détendre. Flânant entre les rayons, il ne pouvait s’empêcher de penser à sa belle, au gout de ses lèvres posé sur les siennes. Il avait tenté de la revoir de retour chez lui. Il lui avait envoyé des messages mais aucun ne reçu de réponses. Jusqu’à un soir, un mois avant la rentrée, ou elle lui avait adressé un long mail dans lequel il lui expliquait la raison de son silence. Elle lui avouait entre autre qu’elle avait eu le béguin pour lui depuis le lycée mais que maintenant elle avait quelqu’un et elle lui demandait d’oublier ce qui s’était passé entre eux ce soir là pour ne pas se faire du mal ni à l’un ni à l’autre. Et c’était exactement ce qu’il tentait de faire dès lors. Mais cela s’était montré beaucoup plus dure que ce qu’il croyait, et il ne se passait pas une journée sans qu’il ne pense à elle. Elle lui avait aussi proposé de rester malgré tout bons amis car la semaine qu’ils avaient passé ensemble loin de tout dans cette hôtel les avaient vraiment rapprochés. Mais comment? Comment rester amis alors qu’il n’avait qu’une envie, goûter à nouveau à ses lèvres, l’avoir dans ses bras, sentir son parfum …

-Pourquoi tu me fuis…?

-Hein…?

Perdu dans ses songes, il fut surpris de voir qui se trouvait maintenant devant lui.

-Diana…

Devant lui, se trouvait la raison pour laquelle il s’était retrouvé à errer dans la bibliothèque.

-Tu es parti à toute vitesse quand tu m’as vu arrivé, alors je répète, pourquoi tu me fuis André Miller?

Se reprenant de la surprise engendré par l’arrivé de la belle, Dré se tourna vers l’étagère à coté de lui et fit mine de chercher un livre.

-Je ne vois absolument pas de quoi tu parle, je me suis rappelé que je devais prendre un livre pour un cour.

-Pour un cours tu dis? Je ne savais pas que tu suivais des cours de biologie marine

En regardant les différents livres sur l’étagère qui lui faisait face, il ne pu masquer sa gène.

-Oui… et bien… tu ignores beaucoup de chose sur moi, j’adore les océans et tout ce qui s’y rapporte!

-Ça suffit Dré, ne me mens pas, les cours on repris depuis plusieurs semaines, et je vois bien que tu m’évites.

-Pas du tout, j’ai seulement était pris par les entrainements, les cours…

-Tu n’étais pas à la fête d’ Angelo non plus la semaine dernière…

-J’ai déjà expliqué à ton petit-ami pourquoi je n’étais pas là… je ne me sentais pas bien!

-Tu mens encore…

-Pourquoi tu es ici?

-Quoi?

-Pourquoi tu m’as suivi ici?

-J’avais besoin de savoir ce qui n’allait pas chez toi dernièrement… J’ai pensé à toi tu sais… Je sais que je ne devrais pas te le dire mais… quand tu m’as avoué que je te plaisais, j’étais folle de joie, si seulement tu me l’avais dis avant…

-Avant que tu ne tombe amoureuse du capitaine…?

-On s’est rencontré un peu avant les vacances, et quand il m’a demandé de sortir avec lui… tu ne m’avais jamais rien dit avant cette semaine de juillet… Et Angelo est un gentil garçon, il m’aime et…

-Et toi aussi?

-Je crois oui…

A ces mots, le coeur de Dré se serra, il avait su garder une expression neutre pendant toute la conversation mais n’avait pas pu s’empêcher de grimacer à sa réponse.

-Tu l’aimais aussi quand tu m’as embrassé?

-C’était une erreur André… Je le regrette, ça n’aurai jamais dû se produire…

-Pour moi, ça comptait, tu sais mes sentiments pour toi…

-Ils arrivent trop tard Dré…

-Tu crois…

Tandis qu’il disait ces mots, André se rapprochait doucement de Diana et n’était maintenant qu’à quelques centimètre d’elle. La jeune femme qui avait la tête baissé lui arrivait à peine au torse. Il prit son menton de son pouce et de son index afin de relever doucement sa tête. Le temps semblait s’arrêter tandis qu’il se regardait droit dans les yeux. Diana ne pouvait dire combien de temps s’était écoulé, elle perdait toute notion de temps plongé dans le regard du jeune basketteur. Le jeune homme déplaça sa main du menton de la belle à sa joue sans couper le contact visuel.

-Et moi…? Est-ce que tu m’aimes…?

Sans attendre de réponse, il posa délicatement ses lèvres sur celle de Diana qui emporté par la douceur des gestes d’André ferma les yeux et enroula ses bras autour du coup du jeune homme. L’espace d’un moment, plus rien n’existait autour des deux tourtereaux. Pressant sa douce contre l’étagère de livres, la main gauche de Dré caressait le bas du dos de Diana tandis que sa main droite effleurait doucement les jambes nues de la lycéenne qui portait un short dès plus court. Rapidement le baiser devint plus fougueux et les lèvres de l’athlète quittèrent celle de sa partenaire pour se poser dans son cou. L’effet fut immédiat, la jeune femme en frissonna de plaisir et enserra un peu plus le cou de Dré pour le pousser à continuer tandis qu’au bout du rayon, caché derrière une étagère, une ombre ne ratait aucune miette de la scène.

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